04 juillet 2013 / Cinéma 0 / 2 commentaires

Man of Steel

Le mois de juin était marqué par la sortie de la nouvelle adaptation au cinéma des aventures de Superman. En 2006, Superman Returns continuait l’histoire du super-héros déjà arrivé sur Terre dans un film des années 70. Cette année, Zack Snyder (300, Sucker Punch, Watchmen…) reboote l’histoire de Superman pour lui donner une toute nouvelle touche.

70 ans de comics en 2h de film

Adapter un personnage vieux de 70 ans est forcément une lourde tâche : le réalisateur est obligé de faire des choix d’angles, de personnages, d’histoires et d’origines. Zack Snyder a décidé de mettre en avant dans Man of Steel les origines de Kal-El et la destruction de Krypton, sa terre d’origine. Rien de farfelus pour les amateurs du comics, mais peut être un peu plus surprenant pour les non-initiés à Superman (comme moi, je l’avoue ^^). Très peu de libertés on été prises par le réalisateur qui est resté proche des histoires du comics, hormis l’origine de la destruction de Krypton plus souvent perçu comme une destruction naturelle, Krypton est terrassé dans Man of Steel par l’épuisement des ressources par l’action de l’homme. Cet axe donne au film un côté un peu trop « alien » à mon goût mais qui a le mérite de mettre en avant les origines de Superman, peu connues des non-fans.

Les amoureux de Superman y retrouvent néanmoins de nombreux clins d’œil qui inscrivent le film dans un univers qui leur est cher : un logo Wayne Entreprise sur un satellite, l’inscription LexCorp sur des camions; même Lana et Pete Ross, le meilleur ami de Clark Kent, ne sont pas oubliés; tout comme Perry White, Jenny (pour Jimmy Olsen) et Loïs Lane bien sûr, les journalistes du Daily Planet.
La forteresse de solitude, qui est le sanctuaire de Superman, n’est pas oubliée non plus. Logée dans un ancien vaisseau kryptonien, elle est le lieu où il peut voir son père et comprendre ses origines.

Le bémol que je poserais c’est la rapidité avec laquelle Clark Kent se transforme en Superman. Bien que les kryptoniens soient habillés d’une combinaison bleue moulante, rien ne justifie le fait que Kal-El/Superman ait, lui, une cape rouge.

Superman, notre Dieu ?

La religion tient une place importante au sein de Man of Steel. Jor-El, le père de Kal-El, lui prédit dès sa naissance un destin incroyable et une vie au dessus des autres : il sera un dieu pour les hommes. On peut penser que Jonathan et Martha Kent, ses parents adoptifs, lui inculquent les principes de la religion chrétienne car Clark s’interroge à un moment : « Pourquoi Dieu m’a t-il créé ainsi ?« . Lui qui a des supers-pouvoirs et dont les actes sont jugés miraculeux, se pose des questions sur les origines de sa force sur-humaine. C’est une version très messianique que nous livre Zack Snyder avec un Superman qui a 33 ans et adopte des positions chrétiennes dans son vol ou dans l’eau.

Un aspect qui ne m’avait pas forcément frappé à la sortie de la séance, mais c’est en discutant du film avec mes proches qu’il en est ressorti. L’analogie entre Jésus et Superman a toujours été forte : élevé par des parents adoptifs, a un autre père ailleurs,est envoyé sur Terre pour venir en aide aux humains et se sacrifie pour accomplir sa destinée. Alors oui, Zack Snyder accentue cette comparaison en truffant Man of Steel de plans et dialogues messianiques.

Man of Steel - La place de la religion © Warner Bros. France

Une histoire de religion ? © Warner Bros. France

Le meilleur des mondes

Man of Steel c’est aussi une histoire de choix : choix entre la Terre et Krytpon, les humains ou les kryptoniens mais surtout c’est une histoire de choix de vie. Sur Krytpon, les naissances ne sont pas naturelles : chaque bébé est conçu dans une matrice et a un destin figé. L’un deviendra soldat quand l’autre sera scientifique ou dirigeant. Kal-El est le premier enfant né de conception naturelle depuis des décennies sur Krypton. Jor-El et Lara, ses parents, décident de lui offrir le choix d’une vie meilleure en envoyant son berceau sur Terre avant la destruction de Krypton.

Clark Kent fait face, sur Terre, à de terribles choix : laisser ses proches mourir ou les sauver en risquant de dévoiler sa véritable identité? Faire confiance aux hommes ou se rapprocher de son peuple d’origine dirigé par Zod ? Cacher sa différence ou au contraire l’entretenir et en faire sa force ? Le meilleur des mondes est finalement encore celui où l’on a la liberté de faire ses propres choix.

S comme Espoir

Superman est pendant longtemps désigné comme l’Alien, incompris des hommes et essayant de se faire une place parmi eux malgré sa différence. Le S qu’il arbore fièrement sur son costume kryptonien définit chez lui l’Espoir, alors que pour nous c’est « juste un S ». Le nom de Superman lui sera donné alors qu’il est enfin accepté.

Et l’Espoir naît quand Clark Kent, à la recherche de ses origines, rencontre Loïs Lane, journaliste au Daily Planet. Car l’histoire de Superman c’est avant tout une belle histoire d’amour entre Lois et Clark (parfaitement illustrée – à mon sens – dans Les aventures de Loïs et Clark, actuellement en rediffusion sur France 4 à 18h45 ^^). C’est Loïs qui sera la première à le démasquer mais également à lui accorder sa confiance. Dans Man of Steel, leur histoire est belle et peu dénaturée par rapport à cette série : Loïs est une femme forte et indépendante qui tient un rôle important dans les décisions de Clark/Superman.

Lois Lane et Superman - Man of Steel © Warner Bros. France

Une belle histoire d’amour certes, mais le pire baiser jamais vu au cinéma.. si si, rien que ça ! ©Warner Bros. France

Et l’Espoir est également là pour nous spectateur quand Clark Kent devient enfin le journaliste aux lunettes carrées qui se fond dans la masse. L’espoir d’une suite dans un monde où Bruce Wayne, alias Batman, et Lex Luthor, l’ennemi juré de Superman existent.

Alors, et à vous, ça vous a plu Man of Steel ?

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  1. alors que je trouve idiot la plupart des reboots, je trouve ça bien pour Superman qui n’a pas forcément percé sur le grand écran du moins dernièrement. Par contre, si ça marche, on va s’en bouffer pour les 10 années qui viennent.
    J’irai bien le voir en tout cas.

  2. Les scènes qui se passent sur Krypton sont visuellement très réussies, j’ai trouvé ça bluffant, on n’aurait pas pu faire mieux pour retranscrire ce qu’on peut imaginer de cette planète. Quant au côté « religieux », c’est vrai que quand on y pense il est assez prononcé!

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