Blabla, Geeker écologiquement | 0 | 1 commentaire

Haute comme 3 pommes, mes parents – et les clubs CPN – me sensibilisaient déjà à la protection de l’environnement. Ne pas laisser l’eau couler quand on se brosse les dents, éteindre les lumières quand on quitte une pièce, ne pas laisser un appareil en veille… Ce sont des conseils simples et faciles que nous avons appris pour respecter l’environnement. Mais saviez-vous que l’environnement était aussi menacé par l’utilisation d’Internet ? D’après certaines estimations, 2% des émissions de CO2 sont générées par l’informatique (ce qui correspond à l’utilisation de 44 millions de serveurs).

En quoi l’informatique impacte-t-il l’environnement ?

Que vous envoyiez un mail, des photos sur votre Cloud ou que vous surfiez sur Internet, des données sont transmises d’un point A à un point B. Ces transferts d’informations nécessitent des équipements qui consomment de l’énergie (sans parler de l’énergie consommée pour les créer) : box, disque dur, ordinateur, imprimante, routeurs, unités de stockage, serveurs… Ce sont ces équipements qui sont gourmands en énergie et qui rejettent donc énormément de CO2.

La création et l’utilisation des sites internet nécessitent la mise en place de ces grosses structures énergivores. Pour exemple, la fabrication d’une puce électronique requiert plus de 400 matériaux différents et toxiques et 180 étapes de fabrication. Des études ont démontré qu’envoyer un mail avec une pièce jointe de 1 MO équivaudrait à environ 19 grammes de CO2 rejeté. Une seconde de vidéo à 0,2 grammes de CO2 ce qui représente chaque jour sur Youtube une dépense de 4 000 tonnes de CO2 ! Rien que ça !

Et c’est sans compter sur la date de péremption du matériel informatique… Tous les ans de nouveaux produits encore plus géniaux font leur arrivée sur le marché rendant les générations précédentes moins cool. C’est ce que l’on peut appeler l’obsolescence programmée.

Quelques chiffres

  • Chaque internaute en France effectue en moyenne 949 recherches par an ce qui correspond à 287 600 tonnes de CO2 rejeté soit plus de 1,5 millions de km parcourus en voiture
  • Un ordinateur portable consomme 50 à 80% moins d’énergie qu’un fixe
  • 23 millions de Go de données inutiles sont téléchargées par mois soit 5 millions d’heures d’attente (d’après le GTMetrix 2000)
  • D’après GreenIT.fr, en 2012, 3% de la consommation électrique mondiale était utilisée par les infrastructures d’Internet

5 conseils pour sauver la planète depuis son canapé (ou presque !)

1. Choisissez bien vos mots-clés

Chaque recherche que vous effectuez dans un moteur de recherche comme Google est génératrice de transmissions d’informations entre votre ordinateur/tablette/smartphone et des serveurs. Plus vous chercherez de l’information et plus vous consommerez d’énergie. Pour limiter les recherches et les émissions de CO2 générées soyez précis. Plus vos mots-clés le seront, plus les résultats seront proches de votre demande et moins vous ferez de clics (donc moins de rejet de CO2).

Astuce
Saviez-vous que vous pouvez utiliser des symboles “+”, “-“ ou encore les guillemets pour affiner vos recherches ?
Si vous recherchez une expression précise, mettez-la entre guillemets dans votre moteur de recherche.
Les symboles “+” et “-“, eux, vous permettront d’affiner la recherche. Si par exemple vous cherchez un livre sur Wonder Woman vous allez instinctivement écrire “wonderwoman livre” et le moteur de recherche vous donnera tous les résultats comportants les mots “wonderwoman” et “livre” qu’ils soient tous les deux présents sur la page ou qu’il n’y en ait qu’un seul. Si vous tapez “+wonderwoman +livre” vous n’aurez que les pages qui contiennent les deux mots ensemble. Si vous cherchez un livre mais que vous ne souhaitez pas que les résultats vous affichent tel ou tel site écrivez « +wonderwoman +livre -amazon » (par exemple) et vous n’aurez pas les résultats provenant d’Amazon.

2. Mettez vos sites préférés en favoris

Toujours dans l’optique de générer le moins de clics possibles, pensez à mettre les sites que vous visitez souvent en favoris.
Si vous connaissez l’adresse exacte d’un site tapez www.lenomdusite.com directement dans la barre d’URL et non dans votre moteur de recherche. Ces deux pratiques peuvent diviser par 4 les émissions de CO2.

3. Privilégiez un moteur de recherche écologique

En écrivant cet article j’ai découvert Ecosia, un moteur de recherche écologique. Comme tous les moteurs de recherche Ecosia propose des espaces publicitaires. Mais plutôt que de garder tous les bénéfices pour son développement, Ecosia reverse 80% des montants récoltés par ces espaces sponsorisés à un programme de plantation d’arbres.

4. Envoyez des mails écologiques

Si le réflexe de ne pas imprimer les mails est désormais bien ancré dans les esprits de tous, il reste encore quelques petites règles à respecter pour que leur envoi soit plus responsable. Faites attention à ne pas envoyer deux fois le même mail et à bien l’envoyer aux destinataires réellement concernés. Si vous faites « Répondre à tous » supprimez dans la liste des destinataires ceux qui ne sont pas concernés. Éviter également les pièces jointes trop lourdes (utilisez un service comme WeTransfer) ou les mails avec une phrase.

5. Eteignez votre ordinateur

La première source de consommation énergétique c’est bel et bien votre ordinateur, tablette ou smartphone. Vous ne laisseriez plus votre télévision allumée toute la nuit ou même uniquement en veille ? Ayez le même réflexe avec vos appareils informatiques. Je vais me coucher = j’éteins mes appareils.

Vers un Internet plus vert

Si on s’est intéressé dans cet article à l’impact de l’utilisation d’Internet et du matériel technologique sur l’environnement sachez que du côté de la création des sites internet il y a encore beaucoup à faire également. C’est ce qu’on appelle l’éco-conception web. Les géants de l’informatique comme Google ou Facebook prennent au sérieux ces chiffres et construisent des serveurs “verts” en faisant appel notamment aux énergies renouvelables. En prenant en compte certaines règles, Facebook a réussi à diviser par deux ses émissions de gaz à effet de serre.

L’association Green Code Lab travaille à la création d’un label environnemental pour les sites. Comme on achète un frigo ou une machine à laver avec une étiquette-énergie, les sites web seront également dotés d’une étiquette de A à G pour afficher leurs performances énergétiques.

Et vous, quel est votre rapport à l’environnement ?
Respecter la nature en surfant sur le web, ça vous branche ?

Pour en savoir plus sur ce passionnant sujet, je vous invite à lire le guide de l’ADEMA qui m’a aidé dans ma rédaction : http://www.info-energie-paysdelaloire.fr/docs/4-AUTRES-USAGES/3-Bureautique/guide_ademe_internet_courriel_reduire_les_impacts.pdf

Tu aimeras aussi...

Envie de partager ton avis ? Laisse un commentaire

  1. Merci pour cet article très intéressant. Il est en effet utile de se rendre compte que plus on effectue de recherches sur Google plus on consomme d’énergie !

Laissez un commentaire